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 On est tous doués pour quelque chose, peu importe ce que cette chose se retrouve à être. Je n'ai jamais été douée pour vivre. | Lysias T. Seryl

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MessageSujet: On est tous doués pour quelque chose, peu importe ce que cette chose se retrouve à être. Je n'ai jamais été douée pour vivre. | Lysias T. Seryl   Dim 21 Juin - 18:32



« N o m  - d u - p e r s o »

Citation


Bonjour à tous ! Je m'appelle Lysias T. Seryl, je suis une femme et j'ai 13 ans. Je suis née le 13 octobre 2002 à Québec et je suis un(e) sorcier/sorcière de sang pur.. Personnellement, je suis pansexuelle et actuellement célibataire.
À Poudlard, je suis à Serpentard en 3ème année. On m'a dit que je ressemblais beaucoup à Iga Wysocka, j'avoue qu'ils n'ont pas tort, ceux qui me le disent. À part ça, ma baguette magique est en ébène, de trente-et-un virgule cinq centimètres, avec un cœur de dragon, dure, je possède également un chat turquoise et un éclair de feu.
Mais je ne suis pas rassurée pour autant ! En fait, j'ai très peur de moi-même mais je me rassure en me disant que .... . Mais sinon, j'adore cette école ! J'aime particulièrement les cours de métamorphose mais par contre, je n'aime pas les cours de potions. Comme options j'ai pris Divination et Soins des Créatures Magiques. Mais pour le moment je pense surtout à à vivre.



Physique
Lysias est une jeune femme plutôt belle, mais qui se cache. Des yeux sombres, parfois bleu, parfois verts, selon l’éclairage. Des yeux qui peuvent envoûter, des yeux profonds qui montrent une expression de sérieux qui ne devrait pas être pour une élève de troisième année. Ses cheveux sont châtains, mais possèdent quelques reflets roux. Rien de plus. Ils sont longs, lui tombant jusque sous les seins. Elle est mince. Peut-être un peu trop. Légère. Il n’y a pas plus à savoir de cette jeune fille assez grande, mais pas trop non plus. Et son teint pâle, trop pâle. Elle a des cernes qui creusent sous ses yeux, d’une couleur bleutée, mauve. Preuve de son manque de sommeil quotidien.
Caractère
« On ne peut pas connaître une personne comme ça, en un claquement de doigts, dès que notre regard croise le sien. On ne peut pas prétendre savoir qui elle est, savoir ce qui se passe dans sa tête, ce qui trépasse, tous ses monologues, tant qu’on n’est pas resté à ses côtés durant des jours encore. Et parfois même, rester durant des années et des années sans cesse, des mois et des mois, ce n’est pas suffisant pour connaître une personne, pour la connaître définitivement, sans plus de barrière. Parfois, aucune mesure de temps ne peut aider, connaître certaines personnes relèvent du mystère, du miracle… Du miracle.

On peut la voir frôler les murs, si on la voit. Parce qu’elle se retrouve bien souvent à ne pas être vu, toujours dans les cours, toujours dans les salles de classe la première, sans même qu’on ne puisse savoir comment elle fait. Il est rare de la croiser dans les couloirs si elle n’en a pas envie. Personne ne parvient à la connaître, à dépasser son regard sombre qui fusille, qui intimide. Le regard chargé de reproches qu'elle plonge dans les yeux de ceux qui l’entourent. Solitaire et sauvage, oui, elle l’est et elle le sera toujours, même si personne ne la connaît. Il est seulement évident que ces traits de caractère s’appliquent à elle.

«Mais moi, je la connaissais. Moi, je peux dire qui elle est derrière les apparences, je peux parler d’elle, de ses défauts et ses qualités. Lysias est une personne particulière. Qui ne se laisse pas connaître facilement. Rien n’est facilité avec elle… mais elle est une personne à laquelle on peut rapidement s’attacher parfois. Je l’aimais, moi. Je l’aimais. J’ai souvent tenté de la faire sortir de sa chambre pour d’autres raisons que les cours et les révisions, mais en vain, Lysias est comme un petit chat, apeuré, atterré, qui refuse catégoriquement de s’éloigner de son abri et pour elle, son abri, c’est son lit. Elle peut y passer des heures quand elle n’a pas cours. Elle peut lire. Elle adore lire et écrire. Elle tient un journal d’ailleurs. J’adorais la regarder tenir son journal, écrire dedans avec sa plume et son pot d’encre, j’adorais.

Mais parfois… parfois tout ce que j’aimais était mis de côté. Et elle montrait son visage, celui qui n’était pas beau à voir, celui qui n’était rien de bien. Elle balançait son journal sur son lit et elle éclatait en sanglot avant de se lever et de sortir de la chambre. Moi, je sais ce qu’elle faisait. Parce que j’ai eu des occasions de la voir faire. Lysias était malade. Mais elle ne l’admettait jamais. On ne la voyait jamais dans la cafétéria. Mais elle ne l’admettait jamais. Elle prétendait toujours que tout allait bien. Qu’elle était bien. Mais ses yeux brillaient de rage. De cette rage que seuls ceux ayant connus la souffrance peuvent ressentir. Et j’avais peur. J’avais peur quand Lysias devenait froide et distante, quand son regard se perdait dans le vague, elle était comme…possédée. Elle ne me reconnaissait plus et elle aurait pu tuer. Elle a failli tuer une fois… j’avais peur. Parce qu’elle pouvait finir en sang et trembler, mais tenir debout encore. Sans même ressentir la souffrance. J’avais peur pour elle.

Et elle avait peur. Je devais souvent la rassurer. Elle avait peur. De me perdre. Ses idées n’étaient pas cohérentes. Elle luttait contre un abandon qu’elle s’imaginait. Et parfois, elle éclatait dans mes bras. Elle pleurait et elle ne parlait pas. Lysias parlait que très peu. Comme si elle n’aimait pas parler. Sauf quand on lui donnait un sujet qu’elle aimait. Et elle s’imagine souvent qu’on va la laisser, elle a peur, mais son esprit est marqué, rempli de traumatismes. Et elle a peur. Mais elle ne le dira jamais. Parce que Lysias, elle s’enferme dans le silence et dans la solitude et rares sont ceux qui peuvent l’en retirer. Et parfois, elle change du tout au tout. Tu ne la reconnais pas. Elle est toute douce. Enfantine même. Mais elle ne parle pas. Elle parle peu. Et elle peut faire des choses dont elle ne se souviendra pas… mais Lysias est comme ça.

Mais moi, j’ai peur. Parce que Lysias ne dort pas ou peu. Et elle tient seulement grâce à des trucs qu’elle ne montre pas, qu’elle cache, qu’elle dissimule. Parce que Lysias est malade. Et elle aurait besoin de soin, mais elle ne l’admet pas et dès qu’on tente de lui parler d’elle, de ses problèmes, elle se braque et se renferme. Il faut savoir que c’est une fille bien renfermée sur elle-même. Lysias… elle est violente. Trop violente. Mais si douce quand elle le veut. Elle est un peu la destruction apaisante.

Et Lysias, elle a ses rituels. Elle en a de besoins sinon elle panique. La nuit, elle ferme son journal, le pose sur le lit, descend de son lit, vérifie trois fois que son coffre est bien scellé, remonte sur son lit, place son journal sous son oreiller, lance un sort, le retire, le relance, le retire, le relance encore. Trois fois encore. Elle vérifie tout trois fois. Trois fois, pas plus, pas moins, sinon elle dérape et elle s’emporte, l’angoisse monte en elle. Elle est comme ça, Lysias.

Mais... ce qui me fait le plus peur, c'est la perte de contrôle qu'elle possède par moment. Lysias s'emporte parfois et alors les choses ne vont plus. On dirait que la température s'accorde à ses émotions et parfois, les orages sont si terribles quand elle est dans le monde des moldus. Lysias peut faire tant de mal aux gens, tout comme elle peut retourner sa force contre elle-même et alors... c'est désastreux. J'ai peur pour elle. Que l'obscurité de son âme et ses talents naturels ne fassent que la mener au même rang que l'ancien seigneur des Ténèbres. Peur de ce qu'elle va devenir.

Le droit chemin est une route mystérieuse. »






« Maman ? »

Perdue. L’eau tombait, ruisselant. Mouillant ses cheveux qui se plaquaient contre elle, son petit corps tout fin tremblant, affaiblie, transie.

« Maman ? »

Elle frissonnait. Les bras croisés pour garder sa chaleur. Elle avançait. Bravant le vent froid et cruel de la tempête. Ne sachant pas où elle était. Ne sachant pas comment elle s’y était rendue. Elle y était, simplement.

«Lysias ! »

Un mot. Une voix. Un soulagement. Lysias se retourna, toute tremblante, les larmes aux yeux. Elle regarda la figure parentale qui était devant elle. Et elle déchanta. Pourquoi n’avait-elle pas reconnue la voix ? L’eau qui coulait brouillait tous ses sens. Y compris l’ouïe.

« Non ! Je ne veux pas te voir. Je veux Maman ! »

Hystérique. Les larmes coulaient. Elle hoquetait. Ses tremblements augmentaient. Ses yeux brillaient de rage. Elle étouffait. Elle ne ressentait plus rien qu’une rage incontrôlable et elle se précipita vers son paternel en le couvrant de petits coups de poings, avec ses petites mains et sa petite force.

«Je veux maman ! »

Sa voix s’éleva dans les airs, frêle, incertaine, troublée de larmes. Sa voix était faible. Représentative de l’état de la fillette qui continuait de donner des coups de poings à son père qui ne réagissait pas. Elle finit par arrêter, se laisser choir sur le sol, suffoquant dans ses larmes.

« Maman… »

Et son père la prit dans ses bras avant de s’assoir à son tour. Il la serra doucement, ne retenant pas ses propres larmes qui coulaient silencieusement avant de passer par sa barbe mal rasée. Ils ne bougeaient pas. La pluie continuait de couler, et eux, ils demeuraient là. La petite dans les bras du père. Elle se calma peu à peu, les larmes coulaient toujours, mais sa respiration était redevenue normale, elle n’étouffait plus. Elle leva la tête et regarda son père, sans rien dire, avant de se blottir dans ses bras. Un petit couinement de protestation s’échappa d’entre ses lèvres quand l’homme la délogea pour se lever. Elle resta assise sur le sol, complètement trempée.

«Allez Lysias. Il faut rentrer. »

Il la regarda. Il inspira. Elle ne bougea pas. Il allait devoir dire quelque chose de salaud, quelque chose qu’il ne souhaitait pas dire. Entretenir l’espoir de sa fille. La faire sortir de cette transe. Il allait devoir.

«Maman reviendra peut-être si on est dans la maison. Elle nous attend peut-être.»

Lysias le regarda. Elle eut un petit sourire. Elle se leva et tendit la main pour qu’il la prenne. Elle serra sa grande main qui rendait la sienne toute petite, tout minuscule. Ils prirent le trajet de retour, pour revenir à la maison.  Il la regarda, les yeux tristes. Si jeune et si détruite. Il soupira. Comment pouvait-elle piquer de telles crises, de telles absences, de telles violences à seulement quatre ans ? Qu’est-ce qu’elle avait ? Il avait fallu que sa femme parte ailleurs, pour un autre. Il avait fallu ça… Pour tout empirer. Le calvaire ne faisait que commencer. Il le savait. Et pourtant, la température se calmait peu à peu, au fur et à mesure que la petite s'apaisait.

« Blanc. Le plafond était blanc. Affreusement blanc. Désagréablement blanc. Elle le fixait. Elle voulait le repeindre de rouge. Elle respirait. Et elle restait là. Sans penser à rien. Sans réfléchir. Sans rien. Elle restait là. Assise, la main serrant un petit objet précieux, les manches de son chandail relevés, lorsqu’elle entendit soudainement la voix de son père s’élever en bas. Elle sursauta et se leva instinctivement. Quelque chose n’allait pas ? Elle descendit rapidement les escaliers, manquant de tomber. Quelque n’allait pas ? C’était tout ce qu’elle se demandait, mais elle s’arrêta rapidement de courir et regarda par la serrure de la porte menant au salon, cette porte qui donnait aussi accès à l’espace où il y avait les escaliers.

Elle était là. Cette femme pour qui elle avait souvent pleuré. Elle était là. Habillée de façon provocante, avec un chandail moulant qui dévoilait presque tout de sa peau. Elle était là. Et elle s’engueulait avec son père. Lysias demeura immobile et écouta les choses qui étaient dites.

«Tu ne peux pas revenir comme ça, faire de rien, comme si ta fille n’avait pas souffert de ton départ !

-J’ai le droit de savoir si tu l’élèves correctement ! C’est ma fille, je l’ai mise au monde. Elle m’appartient. »

Elle m’appartient. Lysias frissonna. La rage monta. Comme ça. Sans prévenir. Alors que la jeune fille avait souvent pleuré la perte de sa mère, le fait de ne plus entendre sa voix, les paroles prononcées par cette dernière en cet instant venait de tout briser. Comment ça elle lui appartenait ? C’était du n’importe quoi. Lysias tremblait de cette rage lorsqu’elle ouvrit la porte rapidement.

« Arrêtez ! »

Sa voix s’éleva. Dur. Sèche. Mais étrangement faible. Elle ne comprenait pas pourquoi elle perdait ses forces. Mais les deux parents s’étaient figés en la voyant. Ils ne bougeaient plus. Les yeux grands ouverts. Et soudainement sa mère parla. Erreur.

« Lysias… tes..tes..»

Grande erreur. Sa mère ne parvenait pas à parler. Entendre sa voix, la voir, tout ça augmentait les tremblements de la petite qui ne parvenait plus à rester calme. Tout dégringola dans son esprit. Elle perdit contrôle.

«Ferme-là ! Tu prétends être ma mère, avoir le droit de me voir, mais tu t’imagines être mon maître en disant que je t’appartiens ! Tu n’as pas le droit d’être ici ! Dégage. Sors. Vas-t-en.

-Mais…

-D.é.g.a.g.e.»

La personne concernée recula légèrement avant de sortir, claquant la porte. Lysias se sentait soudainement mieux, mais étrangement faible. Elle baissa alors les yeux et vit les manches de son chandail qui étaient retombés… rouges. Complètement rouges. Elle tituba. S’heurta au mur derrière. Mais elle ne ressentit rien. Pas de douleur. Rien. Et puis du noir. Elle se sentit tomber au sol, mais elle n’en savait rien. Inconscience.

« Ses paupières étaient lourdes. Très lourdes. Elle luttait pour les ouvrir. Elle n’entendait rien qu’un affreux bourdonnement dans ses oreilles et un bip régulier. Où était-elle ? Elle tentait de bouger quelque chose, sans y arriver. Elle sentait quelque chose dans son poignet, elle gémit. Mais elle se tut. Des pas se faisaient entendre, s’approchaient. Elle entendait à travers les bourdonnements. La porte s’ouvrit. Elle demeura immobile. Sans rien dire.

«Je vais devoir annuler la fête de ses 8 huit ans. »

C’était la voix de son père. Il semblait tendu. Anxieux. Qu’est-ce qui n’allait pas ? Qu’avait-elle fait ? Où était-elle ? Elle ne comprenait rien. Mais elle ne bougeait pas. Elle ne faisait rien. Elle écoutait tout simplement. Et une voix s’éleva de nouveau. Pas celle de son père, mais une voix qu’elle ne connaissait pas, qui lui était étrangère.

« Oui. Elle ne sortira pas d’ici avant demain si tout se passe bien. Elle a perdu énormément de sang. Il faudra la ménager et dire aux professeurs de son école de la surveiller.

-Je dois avertir son oncle qu’elle est à l’hôpital. »

Le cœur de la jeune fille manqua un battement. Hôpital. Elle était à l’hôpital. C’était son cœur, les bips réguliers, c’étaient des perfusions dans ses bras. Elle était dans un lit d’hôpital. Elle défaillit. Et les bips s’accélérèrent. Elle entendit une panique générale. Elle s’en fichait. Elle voulait juste… sortir d’ici. Soudainement, ce fut trop. Les bruits. L’odeur d’antiseptique. Le bourdonnement incessant dans ses oreilles qui provenait sans doute des machines en marche. Elle paniqua encore plus et… elle s’enfonça de nouveau dans l’inconscience.


« «Neuf ans Lysias ! Pourquoi tu ne veux pas fêter ça ? Je serais partant moi, pour faire ton anniversaire et tout organiser avec ton père ! »

Lysias regardait le jeune homme devant lui qui avait dix ans. Un an de plus seulement. Il était beau, et ils s’entendaient bien. Peut-être trop. Elle l’aimait. Ils se connaissaient depuis aujourd’hui un an tout juste. Elle l’avait connu à sa sortie de l’hôpital après avoir joué avec une lame et avoir dépassé les bornes. Son père l’avait surveillé de près. Mais.. elle n’avait pas arrêté ça non. Elle avait juste appris à concilier le fait qu’elle ne ressentait nulle douleur et elle prenait plaisir et apaisement à voir son sang couler. Elle le regarda et eut un petit sourire.

Soan était brun aux yeux bleus. Des yeux pâles et un teint tout aussi pâle, comme elle. Il était doux. Gentil. Protecteur. Il avait auparavant fait partie d’une bande qui ne lui correspondait pas. Brute. Elle usait de méchanceté gratuite. Il l’avait quitté et s’était rapproché par la même occasion de Lysias. Mais sa bande l’agaçait toujours et lui lançait des piques, mais il avait toujours dédramatisé les choses… pour ne pas que Lysias s’emporte. Il avait peur pour Lysias quand elle s’emportait. Elle leva les yeux remplis de hargne vers le nouvel arrivant : un mec de l’ancienne bande à Soan. Il ne lui fit pas attention et il s’en alla prendre Soan par le collet…

Et Lysias se leva rapidement, les yeux sombres, aucun contrôle. Elle le prit par le chandail dans le dos et le plaqua au sol violemment. Ses forces décuplées. Surtout qu’elle avait misé sur une substance pour rester éveillée cette journée. Ses mains se portèrent autour du coup du jeune homme et elle sera légèrement, ses yeux dans le vague, presque inconsciente de ses faits et gestes. Et il avait Soan. Elle ne l’entendait pas. Elle voyait juste cet idiot qui devait payer. Elle frappa. Il lui donna un coup dans le ventre qui lui coupa le souffle et il parvint à se lever. Mais elle fut rapidement et donna encore l’attaque. Le temps venait tout juste de s’assombrir. Un éclair déchira le ciel. Elle le fixa longuement. Et presque instinctivement, murmura quelque chose. L'éclair frappa l’élève qui resta foudroyé. Panique générale. Et elle, elle s’en alla.


«Elle se tenait là. Immobile. Poudlard ? École de sorcellerie ? Elle était une sorcière. Sa mère et son père aussi. Mais… il ne lui était jamais venu à l’idée qu’on veuille d’elle là-bas. Soan aurait dû y aller lui-aussi. Il était sorcier de sang pur, lui aussi. Il lui avait dit. Mais… il n’était pas là. Il ne serait plus jamais là. Les larmes affluèrent et la lettre lui échappa des mains. Flash back.

«Soan attends-moi! »

Rire. Amusement. Ils jouaient. Ils se courraient après. Ils chahutaient. Rien de bien méchant. Ils s’amusaient. Il la poussa quand elle le rattrapa avant de se remettre à courir. Elle le poursuivait, elle rirait aux éclats. Rare était les fois où on la voyait aussi heureuse.

3.

Elle le rattrapa et le tourna vers elle. Il la regarda. Les yeux brillant. Et il l’embrassa. Le temps se figea. Son cœur battait rapidement. Avant qu’il rompt le baiser en lui lançant de l’attraper si elle le pouvait. « C’est pas du jeu! » lui lança-t-elle en rigolant et se mettant de nouveau à courir.

2.

Ils couraient encore. Ensembles. Elle le rattrapa de nouveau et glissa sa main dans la sienne avant qu’il lui échappa. Elle fatiguait. Mais elle courait. Parce qu’elle riait. Parce qu’elle se sentait bien. Parce qu’ils s’aimaient et qu’ils étaient beaux ensembles. Il courait plus rapidement. Il avait toujours été plus rapide. Il la distança. Il traversa la rue.

1.

Les aiguilles du temps se figeaient peu à peu. Il courrait. Elle ralentissait. Son cœur battait la chamade. Elle respirait rapidement.  Elle le regarda. Tic toc. Le temps comptait étrangement beaucoup. Tic toc. Elle ouvrit grand les yeux. Tic toc. Le jeu vira au cauchemar. «Attention ! » Trop tard.

0.

Le temps se figea complètement. L’air devint lourd. L’inévitable eut lieu. Un choc. Un bruit sourd. Du sang. Trop de sang. Un cri étouffé. Des bourdonnements. Des larmes. Le chaos. Elle se précipita vers la rue. Des cris. Son cri. Son souffle. Vue brouillée. Choc traumatique. Noir complet. Souffrance émotionnelle intense. Inconscience.


Elle revint à elle. Son père la regardait. Le regard de son père la perça de part en part et elle se mit à trembler. Elle se retourna et se précipita dans sa chambre, laissant les larmes couler encore et encore. Soan aurait dû être là. Soan aurait dû aller à Poudlard avec elle. Et sa mère aurait dû être là. Son père aurait dû être fier. Elle fixa ses bras recouvert par une veste. Elle enleva sa veste et prit l’objet sous son oreiller.

«Une baguette. Un chat. Un chaudron. Des livres. Elle avait tout. Son père était à ses côtés. Elle soupira. Elle allait devoir y aller. Elle lui donna un câlin avant de se diriger vers l’endroit… son père lui avait expliqué. Elle devait courir entre les deux panneaux. Elle ferma les yeux. Elle inspira et elle se mit à courir. Aucun impact. Elle se retrouva devant un train. Elle monta dedans et trouva une cabine vide, elle était seule. Elle voulait être seule, elle ne voulait rencontrer personne. Elle n’était que l’ombre d’une personne qui n’avait jamais été. Elle se plaqua contre le mur et la vitre du train qui la menait à Poudlard tandis qu’une lettre était envoyée sans même qu’elle ne le sache.

Une lettre qui lui permettra d’apprendre certains sorts en première année. Qui lui permettra certaines exceptions.

Mais le poids des attentes de son père,
Des secrets de sa famille,
Des attentes de sa mère,
De son héritage,
Ce poids, il pourrait lui être fatal.

À l'attraction de la lumière, on peut résister.
Mais quand on baigne depuis toute petite dans l'obscurité,
Notre cœur s'y forme, s'y forge.

« Je suis de sang-pur. Je mérite l'existence.» 




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